Paris, le 13 août 2026 – Alors que les personnels de cabine de EasyJet France sont appelés à la grève les samedi 15 et dimanche 16 août, en pleine période de grands départs estivaux, Flightright, plateforme leader dans la défense des droits des passagers aériens, rappelle aux voyageurs concernés leurs droits en cas de retards ou annulations de leur vol liés à cette action. Les passagers peuvent, selon leur situation, bénéficier d’une prise en charge, d’un remboursement ou d’une indemnisation pouvant atteindre 600 euros par personne.
Une grève qui tombe au cœur d’un week-end particulièrement chargé
Les personnels navigants commerciaux de EasyJet, deuxième compagnie aérienne en France en nombre de passagers derrière Air France, sont appelés à cesser le travail les 15 et 16 août, après l’échec des discussions entre les représentants du personnel et la direction. Le mouvement intervient alors que le week-end du 15 août constitue l’un des temps forts de la saison estivale et que de nombreux voyageurs ont déjà prévu leurs déplacements.
Des perturbations sont donc susceptibles d’affecter les passagers easyJet : retards, annulations ou correspondances manquées.
Pour les voyageurs, l’enjeu est double : savoir quelles solutions leur sont proposées par la compagnie, mais aussi déterminer s’ils peuvent prétendre à une indemnisation au titre du règlement européen CE 261/2004.
Grève du personnel easyJet : les passagers peuvent avoir droit à une indemnisation
Lorsqu’une perturbation est liée à une grève du personnel de la compagnie aérienne elle-même, les passagers peuvent, selon les circonstances, faire valoir leur droit à indemnisation en plus de leurs droits au remboursement ou au réacheminement.
Ainsi, en cas d’annulation de dernière minute ou de retard de plus de 3 heures à destination, les voyageurs concernés doivent vérifier leur situation pour savoir s’ils peuvent obtenir une indemnité de 250 jusqu’à 600 € selon la distance de vol.
« Une grève du personnel navigant ne doit pas faire peser ses conséquences sur les passagers. Lorsque le mouvement est le fait des salariés de la compagnie aérienne, celle-ci en est responsable et les voyageurs concernés peuvent prétendre à une indemnisation, en plus de leurs droits au remboursement ou au réacheminement. », explique Imane El Bouanani, experte juridique chez Flightright.
Jusqu’à 600 euros d’indemnisation selon la distance du vol
Lorsque les conditions du règlement européen sont réunies, le montant de l’indemnisation dépend de la distance du trajet et non du prix du billet :
Distance du vol | Indemnisation possible |
|---|---|
Jusqu’à 1 500 km | 250 € par passager |
Entre 1 500 et 3 500 km | 400 € par passager |
Plus de 3 500 km | 600 € par passager |
Ces montants peuvent notamment concerner les passagers dont le vol arrive à destination avec un retard d’au moins trois heures ou dont le vol est annulé moins de 14 jours avant le départ.
Remboursement, réacheminement et assistance : des droits à ne pas oublier
Au-delà de l’indemnisation forfaitaire, les passagers confrontés à une annulation doivent également pouvoir bénéficier, selon leur situation, du choix entre le remboursement du billet et un réacheminement vers leur destination finale. La compagnie doit également assurer une prise en charge lorsque les conditions sont réunies : notamment restauration et rafraîchissements en fonction du temps d’attente et, si nécessaire, hôtel et transport entre l’aéroport et le lieu d’hébergement.
Les voyageurs doivent par ailleurs conserver leur carte d’embarquement, leur réservation, les notifications reçues de la compagnie ainsi que les justificatifs de dépenses engagées. Ces documents peuvent être essentiels pour faire valoir leurs droits.
Les conseils de Flightright aux passagers easyJet
Face aux éventuelles perturbations des 15 et 16 août, Flightright recommande aux voyageurs :
de vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport ;
en cas d’annulation, de demander à la compagnie un réacheminement ou le remboursement du billet ;
de prendre des photos pour compléter le dossier de demande d’indemnisation (panneaux d’affichage, annonces en porte d’embarquement, heure d’arrivée définitive etc.)
de conserver toutes les preuves de la perturbation et les justificatifs de dépenses ;
de vérifier leur éligibilité à une indemnisation après leur voyage.

