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Vacances d’été : près de 4 vols sur 10 retardés au départ de la France

28/07/2026

Quelles sont les compagnies les plus ponctuelles pour voyager cet été ?

Paris, le 28 juillet 2026 – Avec 38 % de vols retardés sur les premières semaines de l’été, la ponctualité des compagnies aériennes durant la période estivale ne s’améliore pas. Flightright, plateforme leader dans la défense des droits des passagers aériens, dresse un premier bilan de la ponctualité des principales compagnies aériennes dont les retards mettent les voyageurs à rude épreuve.

Faudra-t-il s‘attendre à davantage de perturbations dans les aéroports français cet été ? Selon l’analyse réalisée par Flightright, près de 4 vols sur 10 (38 %) opérés par les 25 principales compagnies aériennes européennes au départ de la France ont été retardés entre le 1er juin et le 20 juillet 2026. Sur 107 970 liaisons aériennes, 41 033 ont subi un retard de 15 minutes ou plus à l’arrivée. Un taux en progression par rapport à la même période l’an dernier (35 %).

En plein pic estival, la tendance illustre les difficultés persistantes dans le transport aérien français. Un récent rapport de la commission des finances du Sénat publié en juin dernier dresse un constat « douloureux mais incontestable »[1] sur la gestion du contrôle aérien français, à lui seul responsable de 6,6 millions de minutes de retard en 2025.


[1] https://www.senat.fr/notice-rapport/2025/r25-785-notice.html

Une photographie de la ponctualité estivale

A partir des données de vols collectées sur les 25 principales compagnies aériennes d’Europe, Flightright dresse un classement des compagnies les plus retardés au départ de la France. Parmi elles, la tricolore Air France affiche une légère amélioration cette année avec un taux de 38,31 % de vols retardés contre 40,76 % sur la même période en 2025.

Ranking_Summer_26 - Presse

Les droits des passagers aériens

De nombreux passagers ignorent qu’ils sont protégés par le règlement européen CE 261/2004 face aux retards, annulations et refus d’embarquement (en cas de surbooking). Selon la nature de la perturbation et le délai de retard, les voyageurs peuvent prétendre à une indemnisation de 250 à 600 € par personne.

Et indépendamment des motifs du retard, les compagnies aériennes ont l’obligation d’apporter assistance et de prendre en charge les passagers en cas d’attente prolongée : rafraîchissements, moyens de communication voire un hébergement et le transport pour s’y rendre. Pourtant, une récente étude Flightright montre que 59 % des passagers estiment n’avoir reçu aucun soutien de leur compagnie lors d’une annulation ou d’un retard.[1]


[1] https://www.flightright.fr/presse/etude-passagers-indemnisation-droits

Passage aux frontières : les nouveautés de l’été 2026

Cet été, Flightright attire particulièrement l’attention des voyageurs sur les conséquences de la mise en œuvre du nouveau système européen d’entrée et de sortie (EES). Son installation progressive est susceptible d’allonger les contrôles aux frontières notamment pour les voyageurs ressortissants de pays non membres de l’Union européenne.

Depuis juin 2026, les citoyens français peuvent voyager avec leur carte d’identité numérique disponible dans l’application France Identité. En revanche, la carte d’identité physique ou le passeport restent obligatoire pour des vols à destination de l’étranger.[1]


[1] https://www.interieur.gouv.fr/actualites/communiques-de-presse/france-identite-voyage-avec-vous-lapplication-est-desormais-utilisable-lors-de-lenregistrement-des

Les bons réflexes en cas de retards, annulations ou refus d’embarquement

Face aux perturbations, Flightright recommande d’adopter les bons réflexes :

  • vérifier le statut de son vol avant de rejoindre l’aéroport ;

  • conserver sa carte d’embarquement et sa confirmation de réservation ;

  • garder les messages reçus de la compagnie aérienne ;

  • demander une confirmation écrite du motif du retard ou de l’annulation ;

  • photographier les panneaux d’affichage indiquant les perturbations ;

  • conserver tous les justificatifs de dépenses engagées (repas, hôtel, transports alternatifs).

« Les documents conservés lors du voyage constituent des éléments précieux pour faire valoir ses droits. Mais le règlement européen 261/2004, l’un des plus protecteurs au monde pour les passagers aériens, reste purement théorique si on ne l’utilise pas. » – Imane El Bouanani, responsable juridique France de Flightright