Vols annulés et fermeture de l’espace aérien – l’impact de la guerre en Ukraine sur le trafic aérien

La guerre sévit actuellement en Ukraine et, dans ce contexte particulier, les voyageurs aériens se posent bien évidemment beaucoup des questions. Que faire en cas d’annulation de vol pour cause de guerre ? Puis-je demander le remboursement de mon billet ? Nous répondons à toutes vos questions ci-dessous. 

Mon vol est annulé

Puis-je prétendre à un remboursement si mon vol est annulé à cause d’une guerre ?Malheureusement, il n’y a pas que les vols en partance ou provenance de la Russie et de l’Ukraine qui sont concernés par ces annulations soudaines. Il est important de savoir qu’une guerre est considérée comme une circonstance extraordinaire, ce qui signifie que la compagnie aérienne ne peut être tenue responsable des disruptions occasionnées. Dans ce cas, vous ne pouvez donc pas faire valoir votre droit à indemnisation, mais vous pouvez tout à fait demander le remboursement de votre billet à la compagnie aérienne.

Vol annulé en raison du conflit en Ukraine : quels sont mes droits ?

Vous avez droit:

  • au remboursement intégral du prix de votre billet d’avion
  • de modifier votre voyage afin d’arriver à votre destination à un autre moment
  • à un avoir d’un montant au moins égal à celui de votre billet d’avion

Je n’ai pas de nouvelles de la compagnie aérienne concernant le statut de mon vol

Si votre vol est annulé mais que vous n’avez pas de nouvelles de la compagnie aérienne, vous pouvez vous rapprocher de celle-ci afin d’obtenir plus d’informations. Gardez cependant à l’esprit que personne n’est actuellement en mesure de savoir quand la situation en Ukraine s’améliorera. C’est pourquoi les compagnies aériennes ne peuvent pas encore communiquer d’informations précises quant à certains vols. 

L’espace aérien européen étant fermé aux compagnies aériennes russes, vous devez vous attendre à une annulation de vol si vous aviez prévu de voyager avec l’une d’entre elles. 

Voici la liste des compagnies aériennes ukrainiennes et russes les plus probablement concernées par ces annulations en masse :

  • Aero-Charter Airlines
  • Aeromist-kharkiv
  • AeroSvit
  • Air Alanna
  • Air Urga
  • Bravo Airways
  • Dart Ukrainian Airlines
  • Dniproavia
  • Donbassaero
  • JONIKA
  • Motor Sich Airlines
  • SkyUp
  • Ukraine International
  • WINDROSE Aviation company
  • Wizz Air Ukraine
  • Yanair
  • Utair
  • Aeroflot
  • Pobeda 
  • Russiya
  • Iraero

Les vols vers l’Ukraine et la Russie ne sont pas les seuls à être annulés en raison de la guerre. À l’heure actuelle, aucun vol ne décolle vers la Biélorussie ou la Moldavie et ces restrictions concernent aussi des compagnies aériennes comme Lufthansa, Wizzair ou encore Ryanair.  

Mon vol est retardé

Comme l’espace aérien au-dessus de l’Ukraine et de la Russie est actuellement fermé, les vols entre l’Europe et l’Asie peuvent être retardés. Si votre vol est retardé pour cause de guerre en Ukraine, vous n’avez malheureusement pas droit à une indemnisation. Un conflit armé est considéré comme une circonstance extraordinaire et échappe donc au contrôle des compagnies aériennes qui ne peuvent être tenues responsables des disruptions engendrées.

Voyage: quelles sont les directives?

Si vous prévoyez de vous rendre en Russie ou en Ukraine dans les prochains mois, n’oubliez pas de consulter le site du ministère des Affaires étrangères. Vous y trouverez des conseils aux voyageurs spécifiques aux pays concernés par le conflit.

Comment pouvons-nous vous aider?

Vous avez besoin d’aide pour le remboursement de votre billet ? Nos experts en droits des passagers aériens sont là pour vous aider. Vous pouvez vérifier ici gratuitement vos droits au remboursement de votre billet.

Une nouvelle fois Flightright frappe fort – la saisie d’un avion presque achevée

Saisir un avion pour obtenir une indemnisation ? Si cela paraît impensable, ca ne l’est pas pour Flightright, leader du marché européen en droit des passagers aériens. Cette situation d’ampleur exceptionnelle montre à quel point les demandes d’indemnisation contre les compagnies aériennes peuvent parfois se transformer en vraie saga policière, et qu’il faut parfois s’armer de patience et faire preuve de ténacité pour obtenir réparation.

C’est ainsi que Wolfgang R.*, huissier de justice, s’est présenté accompagné d’un avocat autrichien, partenaire de Flightright, à l’aéroport de Vienne, afin de saisir un avion de Bulgaria Air.

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Un jour de retard à sa destination finale en raison d’une surréservation

En 2015, la passagère Anka B.* avait réservé un vol avec la compagnie Bulgaria Air de Sofia à Vienne. Une fois à l’aéroport, on l’informe que le vol a fait l’objet d’un surbooking et qu’il ne sera possible d’embarquer ni pour elle, ni pour sa fille du fait du manque de places disponibles. La compagnie aérienne lui propose alors un transport de remplacement le lendemain.

Suite à cet événement, la passagère avait déposé une réclamation auprès de Bulgaria Air. La compagnie aérienne avait ignoré sa demande et lui avait fait parvenir un simple formulaire de réclamation pour bagage perdu.

Prise en charge du dossier par Flightright

A défaut de reponse de la compagnie, la passagère avait finalement décidé de confier son cas à Flightright. Le leader du marché européen en droit des passagers aériens a finalement réussi à obtenir une indemnisation de 500 euros pour les deux passagères. Pour y arriver, Flightright avait même prévu la saisie d’un avion. En effet, malgré l’envoi de nombreuses injonctions de payer, la compagnie refusait de verser l’indemnité. L’avocat autrichien partenaire de Flightright, Dr. Michael Wukoschitz, avait alors assigné la compagnie en justice. L’obtention d’un titre exécutoire accordé par les juges lui avait permis de mandater un huissier de justice en vue de saisir un avion de la compagnie aérienne.

C’est uniquement lorsque l’avocat autrichien partenaire de Flightright et l’huissier de justice se sont présentés à l’aéroport de Vienne pour la saisie d’un avion de Bulgaria Air que celle-ci a réagi. A l’instant même où la saisie de l’avion allait avoir lieu, la compagnie aérienne a procédé au versement de l’indemnisation de 500,00 euros.

La question de savoir pourquoi Bulgaria Air a laissé la situation prendre une telle ampleur reste en suspend.

“Cette affaire est peu ordinaire, mais ce n’est pas la première fois que nous procédons à la saisie d’un avion. En 2016, nous avions déjà tenté de saisir un avion de la compagnie aérienne Condor, à l’aéroport de Salzbourg. Nous montrons par là jusqu’où nous sommes capables d’aller pour permettre aux consommateurs de faire respecter leurs droits en tant que passagers aériens. Le recours à la saisie de l’avion a pour but de faire pression sur la compagnie et de montrer qu’ignorer ou refuser de payer les indemnités des passagers n’est pas la solution”, souligne Alexander Weishaupt, expert juridique chez Flightright, présent aux côtés de l’huissier de justice et de l’avocat autrichien.

Si la saisie de l’avion avait eu lieu, il n’aurait pas pu décoller, ce qui aurait entraîné pour les nombreux passagers de l’avion en question une attente de plusieurs heures, ainsi que probablement l’allocation d’une indemnite au titre de ce retard. De nombreux passagers auraient encore été victimes d’une perturbation de vol pour la seule raison que Bulgaria Air avait refusé d’indemniser une cliente. La compagnie aérienne a heureusement procédé au versement de l’indemnisation quelques secondes avant la saisie. L’huissier de justice n’a donc pas eu à saisir l’avion et les passagers ont pu décoller à l’heure.

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Flightright se bat pour que vous récupériez votre indemnité

Grâce à Flightright, cette histoire s’est donc bien terminée pour la passagère concernée. Nous nous réjouissons avec elle de l’issue positive de son cas et d’avoir pu l’aider à faire valoir ses droits contre la compagnie aérienne.

Défendre les droits et intérêts du consommateur est au coeur de nos préoccupations. C’est pourquoi en cas de réclamation justifiée, nous mettons tout en oeuvre pour obtenir votre indemnité auprès de la compagnie aerienne, et ce jusqu’à ce qu’elle procède à l’indemnisation.

* Les noms ont été changés par Flightright

Top 7 des excuses des compagnies aériennes pour ne pas indemniser

En cas de retard ou d’annulation de vol, la réglementation européenne prévoit que les passagers peuvent recevoir une indemnité. Ils disposent alors de 5 ans pour faire valoir leurs droits. Malheureusement, certaines compagnies aériennes font la sourde oreille lorsque les passagers réclament eux-mêmes leur indemnisation. Le cas échéant, il arrive que les demandes soient écartées sous couvert de prétextes discutables. Chez Flightright, nous offrons aux passagers la possibilité de se faire assister pour traiter d’égal à égal avec les compagnies aériennes. Nous avons listé les sept principaux arguments rencontrés :

le personnel aérien discute avec les passagers

1. Le retard est “insuffisant”

Souvent, les compagnies aériennes minimisent le retard. En effet, si le retard est inférieur à trois heures, vous n’avez droit à aucune indemnisation. Or, il est difficile pour les passagers de connaître la durée exacte du retard. Les mêmes difficultés surviennent lorsque la compagnie invoque les conditions météorologiques. Flightright dispose d’une base de données comportant des informations très complètes et variées sur les horaires de vol, les grèves et événements extraordinaires, la météo, la jurisprudence, etc.

2. Les raisons du retard sont “dissimulées”

Partant du principe qu’il est dans leur intérêt de ne pas donner trop de précisions aux passagers, certaines compagnies aériennes se plaisent à les laisser dans l’ignorance de la cause réelle du retard ou de l’annulation de leur vol. Il arrive que le personnel au sol ne soit pas non plus informé de la véritable raison. De plus, il n’est pas rare que des compagnies aériennes démentent a posteriori la survenance d’un problème technique et pour invoquer une autre raison, les défaillances techniques obligeant les compagnies à verser jusqu’à 600 € par passager. Il s’avère donc utile de vérifier vos droits et d’essayer de les faire valoir, même si vous ne connaissez pas la cause du retard.

3. De modestes avoirs au lieu de l’indemnité légale

Les compagnies proposent régulièrement d’indemniser les passagers sous forme d’avoir ou en points “fidélité” (les “miles”). Satisfaits de ce geste commercial, leurs clients ne sont pas toujours conscients de leurs droits, ni du fait que le montant est souvent minime par rapport à ceux auxquels ils pourraient prétendre en vertu du règlement européen n°261/2004.

une femme du personnel aérien présente un avoir

4. Des informations erronées

Beaucoup de passagers ne connaissent pas ou connaissent peu leurs droits en cas de retard ou d’annulation de vol, et les compagnies aériennes manquent parfois à leur devoir d’information à ce sujet. Il leur arrive même d’invoquer des circonstances extraordinaires ou toute autre raison leur permettant de se libérer de leur obligation d’indemniser les passagers. L’un de leurs subterfuges consiste à prétendre que le vol précédent a été victime de mauvaises conditions météorologiques. Or, ces dernières font partie des quelques circonstances extraordinaires qui exonèrent les compagnies de leur obligation de verser des indemnités. D’autres encore donneraient de faux renseignements. Par exemple, les enfants et les mineurs n’auraient droit à aucune indemnité, bien qu’ils soient en possession d’un billet payé… Or, les enfants peuvent être indemnisés au même titre que les adultes !

un homme croise les doigts derrière son dos

5. Intimidation face aux procédures judiciaires

Certaines compagnies aériennes ne répondent qu’à partir du moment où les clients ou leurs mandataires, tels que Flightright, les assignent en justice. Pourquoi ? Elles espèrent que les clients renoncent à les poursuivre en justice du fait du coût de la procédure. Flightright assume seul le risque financier des procès pour ses clients et a permis à ses clients d’obtenir gain de cause dans plus de 99 % des procédures.

6. Service client injoignable

Avez-vous déjà essayé de contacter le service client d’une compagnie aérienne ? Il s’agit parfois d’un véritable parcours du combattant. Les coordonnées ne sont généralement repérées qu’au terme d’une recherche laborieuse sur Internet. Les passagers sont perdus, ne sachant pas à qui adresser leur réclamation, ou lorsqu’ils y parviennent, ne sont pas assurés de recevoir une réponse. Certaines compagnies ne répondent pas, d’autres mettent beaucoup de temps, les clients finissent par renoncer. Flightright dispose d’interlocuteurs privilégiés parmi les diverses compagnies aériennes et a déjà réussi à obtenir réparation auprès de plus de 300 compagnies.

7. La barrière de la bureaucratique

Quelques compagnies exigent certaines formalités administratives. Elles demandent aux passagers de remplir des formulaires généralement longs et compliqués, qui n’ont d’autre utilité que de dissuader les clients. Chez Flightright, il vous suffit d’indiquer votre nom, votre numéro de vol et la date du départ pour que l’on puisse vérifier rapidement si vous pouvez prétendre à une indemnité et ouvrir votre dossier afin de la réclamer.

Vous sentez-vous impuissant face à une compagnie aérienne ? Flightright vous aide à faire valoir votre droit à indemnisation prévu par le Règlement européen n°261/2004 et vous accompagne tout au long du procès sans que vous n’ayez aucune démarche contraignante à accomplir… ni un seul euro à débourser !

Comment Flightright a (presque) fait saisir un avion

Le Règlement européen n°261/2004 prévoit que les passagers aériens peuvent prétendre à une indemnité, dont le montant peut aller jusqu’à 600 euros en cas de retard, d’annulation de vol ou de refus d’embarquement. Mais que se passe-t-il lorsque la compagnie aérienne ne donne pas suite aux réclamations des passagers et ne leur verse pas leur indemnité ? Thomas Cook a bien failli se faire saisir un avion, à cause de Flightright, leader européen en défense des droits des passagers aériens, ayant assisté Ursula M. dans sa réclamation.

avion sur la piste

22 heures de retard pour débuter les vacances

En 2012, un avion doit décoller de Vienne pour Varadero, à Cuba, et échapper au temps maussade de la capitale autrichienne. Malheureusement, les passagers doivent patienter 22 heures avant de pouvoir s’envoler, à cause de la compagnie aérienne qui opérait le vol. Presque toute une journée de vacances de perdue ! Une fois les vacances terminées, la passagère Ursula M. (NDLR : les noms ont été modifiés) se renseigne sur ses droits. Elle réclame à la compagnie aérienne Condor* une indemnité de 600 € prévue par un Règlement européen sur les droits des passagers aériens. La compagnie aérienne invoque différents prétextes pour ne pas verser l’indemnité. Pourtant, d’après la législation européenne, les passagers peuvent y prétendre en cas de retard à destination supérieur à 3 heures. Le calculateur d’indemnisation de Flightright permet de déterminer facilement si le passager est éligible et à quelle hauteur (montants fixés par le Règlement en fonction de la distance de vol). *Le vol avait été réservé auprès de Condor, qui fait partie du groupe Thomas Cook, mais finalement assuré par Thomas Cook Airlines. C’est pourquoi la cliente a tout d’abord adressé sa réclamation à Condor.

Flightright se saisit de l’affaire

Bien qu’Ursula M. ait la loi de son côté, et malgré plusieurs courriers et réclamations, la compagnie aérienne ne paie toujours pas. Que faire ? Ursula M. se tourne vers Flightright et lui confie l’affaire. Le portail de défense des droits des passagers aériens va l’aider à obtenir son indemnisation… et comment ! Face aux refus de la compagnie aérienne, plutôt que de renoncer, Flightright demande la saisie d’un avion dans l’attente de la réception de l’indemnité de 600 euros. Un huissier est désigné, qui doit procéder à la saisie d’un avion de la compagnie aérienne à l’aéroport de Salzbourg. Lorsque celui-ci se présente à l’aéroport avec la ferme intention de saisir un avion, les responsables, stupéfaits, contactent immédiatement la compagnie aérienne, Condor. C’est alors que la compagnie aérienne se résout à verser l’indemnité. Une fois l’affaire rendue publique, un porte-parole de la compagnie a finalement présenté des excuses : « Il est incontestable que la cliente était dans son bon droit. Lorsque nous l’avons appris, nous avons payé immédiatement. Nous sommes désolés que cela ne se soit pas passé autrement. »

Smartphone avec le site internet Flightright

Vous aussi, vous avez subi un retard ou une annulation de vol ?

Toutes les demandes d’indemnisation ne connaissent pas un dénouement aussi spectaculaire qu’une saisie d’avion. Mais cette histoire montre que Flightright aide ses clients à traiter d’égal à égal avec les compagnies aériennes et va jusqu’au bout pour faire respecter leurs droits. Le portail pour les droits des passagers aériens permet à ceux-ci d’obtenir des indemnités allant jusqu’à 600 euros en cas de retard ou d’annulation de vol. La législation européenne prévoit que les passagers ont 5 ans pour faire valoir leurs droits. Vous aussi, vous avez été concerné par une suppression ou un retard de vol ? Vérifiez si vous avez droit à une indemnité !